Hommage à Adrien Pelletier

 

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants ». Jean D’Ormesson

Adrien Pelletier (1964-2023) s’est engagé toute sa vie pour la cause des sourds et, ces dernières années, également auprès des interprètes de suisse romande. Sa disparition aussi triste que brutale laisse un grand vide.

Tous les interprètes de l’Arils présentent leurs plus sincères condoléances à la famille et aux proches d’Adrien.

 

Soirée convivialité

L’ARILS convie sourds et entendants à une soirée conviviale de grillades et de jeux le vendredi 1er juillet 2022 dès 17:30 à Vidy.

Soirée conviviale de grillades

 

Formation continue – Conférence Pascal Smith « Réflexion sur la définition d’un bon interprète »

La commission Formation Continue de l’ARILS (Association Romande des interprètes en Langue des Signes) a le plaisir de vous informer qu’elle organise une conférence ouverte aux personnes non-membres de l’association.


Conférence de Pascal Smith: « Réflexion sur la définition d’un bon interprète » – Samedi 2 novembre 2019 – à l’espace Dickens de Lausanne


Les interprètes ont tendance à être la cible de critiques émanant de la communauté sourde. Pascal Smith nous propose d’interroger ce thème sensible en analysant l’évolution linguistique de la communauté sourde, en identifiant les problèmes de la relation entre les interprètes et la communauté  sourde et en définissant ce que signifie une bonne qualité d’interprétation ou de traduction.
Pascal Smith est formateur et consultant, titulaire d’un diplôme MBA et ayant une expérience de plus de trente ans dans la gestion d’un service d’interprètes.


Si ce thème vous intéresse, n’hésitez pas à nous rejoindre et à venir échanger sur le sujet avec nous. La conférence sera suivie d’un débat ainsi que d’un apéritif pour prolonger les échanges de manière moins formelle. Vous trouverez toutes les informations relatives à la tenue de cette conférence et à la façon de s’y inscrire dans le document ci-joint


Une vidéo de ce cours est disponible pour les membres ARILS dans l’espace membre sous DOCUMENT > FORMATION


Nous restons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à prendre contact avec nous en cas de besoin (formation-continue@arils.ch)et à relayer cette information.
Nous nous réjouissons d’ores et déjà de vos futures inscriptions et, d’ici-là, vous transmettons nos meilleures salutations.
L’équipe de la Formation Continue de l’ARILS

La commission interprétation (COMINTER)

La commission interprétation aussi appelée COMINTER  est une commission qui regoupe des représentants des clients sourds et entendants, des interprètes, du service d’interprète ainsi que de la Fédération Suisse des Sourds (SGBFSS). Elle se réunit plusieurs fois par année afin de traiter des situations d’interprétation en Suisse romande.

prochaine date de la COMINTER: 4 novembre 2019

Voir aussi en vidéo: information commission interprétation sur site SGB-FSS

Les objectifs de la ComInter sont:

  • D’informer les utilisateurs du service d’interprétation de leur droit à faire des retours
  • De servir d’instance de médiation suite à des remarques, critiques et plaintes des usagers
  • De servir d’organe de réflexion pour de nouveaux projets, sur demande des parties prenantes
  • De faire des propositions pour l’amélioration des prestations d’interprètes (formation continue, etc.).

Les personnes souhaitant faire part de leurs remarques à la ComInter peuvent :

  • envoyer un mail à la représentante des clients sous forme écrite ou vidéo à l’adresse suivante: cominterprete@gmail.com.  Bien entendu, les remarques, qui sont traitées en toute confidentialité, peuvent porter sur l’ensemble des prestations d’interprétations soit non seulement les missions d’interprètes, mais aussi le relais texte ou le relais vidéo.

ou

Interprètes : de l’importance de la déontologie…

Tout comme les médecins, les avocats ou les journalistes, les interprètes en langue des signes suivent un code de déontologie très précis qui régit l’exercice de leur profession. C’est d’ailleurs un élément essentiel au bon déroulement de l’interprétation, pour instaurer la confiance entre l’interprète et l’usager.

Lire l‘article issu du journal Fais-moi Signe, août-septembre 2013

3650 interprétations du téléjournal de la RTS !

Il y a 10 ans, la langue des signes faisait son entrée dans « le saint des saints » télévisuels en Suisse romande, le téléjournal, comme l’appelle encore la grande majorité des Romands.

C’était le 1er janvier 2008 : pour la première fois, le 19:30 était interprété en direct et diffusé en simultané sur RTS 2. Depuis ce jour, 365 jours par an, fidèles au poste, les interprètes chargés de cette mission réalisent quotidiennement une véritable performance.

La RTS (Radio Télévision Suisse, anciennement TSR) leur a consacré tout récemment un sujet pour célébrer ce 10ème anniversaire.

> Le téléjournal en langue des signes fête ses 10 ans

En 2008, c’est toute l’équipe de l’émission Signes qui s’intéressait au travail de ces interprètes ‘marathoniens’ en suivant leur préparation avant le grand saut dans la blue-box et les aléas du direct.

> La langue des signes s’empare du TJ

La présence d’un interprète au 19:30 a changé la vie des Sourds. C’est une réforme complète de l’accès à l’information pour tous. Contrairement au sous-titrage qui ne restitue pas l’émotion de ce qui est diffusé, avec la Langue des signes, la réception des messages est complète. Sourds et entendants sont enfin sur le même pied d’égalité.

 

Nous sommes des interprètes comme les autres !

En 2012, signe de la reconnaissance de notre profession par nos pairs des langues orales, l’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC) ouvrait ses portes aux interprètes en langue des signes.

Voici son communiqué (janvier 2012) :

L’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC) pourra désormais compter des interprètes en langues des signes parmi ses membres. Une coopération étroite et des discussions fructueuses entre l’AIIC et les deux associations représentant les interprètes en langues des signes : l’Association mondiale (WASLI) et le Forum européen (EFSLI) ont permis d’arriver à ce résultat positif pour les deux catégories professionnelles.

L’AIIC représente quelques 3000 professionnels de l’interprétation de conférence dans le monde entier. WASLI et EFSLI défendent les intérêts des interprètes en langues des signes. Les trois associations ont des domaines d’activités et des préoccupations communes : élaborer et veiller au respect d’une déontologie professionnelle,  promouvoir le métier d’interprète, œuvrer au maintien et à  l’amélioration des conditions de travail des interprètes, faire reconnaitre la profession et assurer à ses membres un développement professionnel et une formation continue.

La décision d’ouvrir les portes de l’AIIC aux interprètes de conférence en langues des signes a été adoptée à une large majorité lors de l’Assemblée générale de l’Association qui s’est déroulée à Buenos Aires en janvier 2012. Cela place désormais ces langues sur un pied d’égalité avec les langues orales utilisées dans les conférences internationales.

Livre : l’interprétation en langue des signes

En 2007 est paru aux Presses Universitaires de France un des rares ouvrages en français consacrés à notre métier :

> L’interprétation en langue des signes

de Alexandre Bernard (Auteur), Florence Encrevé (Auteur), Francis Jeggli (Auteur), Stéphane Gonzalez (Illustrations)

Présentation de l’éditeur

La profession d’interprète semble scindée en deux. D’une part les interprètes de conférences, organisés, formés dans de hautes écoles ou à l’université et jouissant d’un certain prestige ; d’autre part les interprètes de liaison, peu ou pas formés, quasiment invisibles du grand public et œuvrant dans des bureaux d’immigration, des hôpitaux, des tribunaux ou des commissariats de police. C’est en prenant l’exemple des interprètes en langue des signes, à la fois interprètes de conférence et interprètes de liaison, que cet ouvrage propose de présenter l’ensemble des aspects de cette profession encore largement méconnue, en particulier ses règles déontologiques, indispensables à la relation de confiance entre l’interprète et les usagers. À la lecture de ce livre, les étudiants en interprétation, quelles que soient leurs langues de travail, mais aussi les clients, les usagers des interprètes et toutes les personnes curieuses de découvrir cette profession en plein essor pourront prendre connaissance des arcanes de l’interprétation de langue à langue.

Biographie des auteurs

Alexandre Bernard est interprète en région parisienne depuis 1991. Il est également scénariste, auteur de pièces de théâtre et réalisateur.

Florence Encrevé est interprète en région parisienne depuis l’année 2000. Elle est également enseignante dans les formations d’interprètes de l’université Lille 5 (de 2005 à 2007) et de l’université Paris 8-SERAC.

Francis Jeggli est interprète en région parisienne depuis 1985. Il est par ailleurs enseignant dans les formations d’interprètes de l’université Paris 8 – SERAC et de l’École de Traducteurs et d’Interprètes de Genève.

Stéphane Gonzalez, illustrateur, est sourd et professeur de langue des signes française au sein de l’association Les Vains, située à Clermont-Ferrand, qui – à l’instar des interprètes – s’attache à réunir sourds et entendants.

D’un monde à l’autre

En janvier 2012, l’émission Signes de la RTS s’intéressait à l’historique de la place des sourds dans un monde où la communication orale est omniprésente et à l’émergence d’une nouvelle profession : les interprètes en langue des signes.

A visionner directement sur le site de la RTS :

D’un monde à l’autre

Texte de présentation de cette émission spéciale :

Longtemps, pour communiquer avec les autres, les Sourds devaient se faire aider par leurs familles. Autant dire que leur accès au monde était bien limité! Les proches des Sourds faisaient souvent de leur mieux mais leurs traductions n’étaient pas forcément fiables: approximations, résumés, oublis involontaires ou omissions étaient monnaie courante.

La personne sourde n’avait aucune garantie de se faire comprendre par les autres et elle dépendait complètement du bon vouloir des siens. Ce n’est qu’au début des années 1980 du 20ème siècle, soit au moment de la renaissance de la Langue des signes après plus d’un siècle d’interdiction, que les Sourds voient émerger une nouvelle profession, celle d’interprète en LSF. Leur vie en est transformée: le métier d’un interprète professionnel est régi par des règles déontologiques strictes. Il est au service de son client et il est tenu au secret. Sa présence dans diverses occasions de la vie professionnelle et privée permet enfin aux personnes sourdes de devenir autonomes.

Tout avantage a son revers de médaille. Parfois, dans les petites villes qui comptent très peu d’interprètes, un Sourd pourrait se sentir gêné car plusieurs aspects de sa vie seront connus par une seule personne. Qu’en est-il en Suisse romande? S’agit-il vraiment d’un problème? SIGNES a voulu en savoir plus.

Cette émission consacrée aux passeurs des signes nous offre aussi l’occasion de se pencher sur les caractéristiques d’un métier mal connu. Savons-nous seulement combien le travail des interprètes peut être stressant et émotionnellement fatigant ? Autant dans des situations d’interprétation de liaison (école, médecin, rendez-vous professionnels, cours de formation) que lors des conférences ou des grands congrès.

Conquête de l’autonomie

La Langue des signes a  refait surface en Europe au début des années 80 après un siècle d’interdiction; elle a survécu dans la clandestinité jusqu’à sa réapparition en 1980; un nouveau métier est alors apparu, celui d’interprète en LSF. Avant la professionnalisation des interprètes, les Sourds dépendaient de leur famille et n’avaient aucune autonomie dans leur vie sociale. La présence des interprètes a profondément modifié leur existence et ils sont devenu des citoyens à part entière. Aujourd’hui, ils peuvent franchir les portes des écoles et des universités pour s’intégrer dans la vie active.

Le métier d’interprète

L’interprète intervient dans des domaines très variés. Il est soumis à une déontologie stricte qui l’oblige à exercer dans un cadre clairement défini et à établir une relation de confiance avec les usagers. Les Sourds le considèrent avant tout comme un point linguistique entre leur monde et celui des entendants. L’interprète passe d’une langue vocale à une langue visuelle; ce mécanisme requiert une grande concentration et un large éventail de compétences. Ce métier encore mal connu se développe considérablement avec l’éclosion des nouvelles technologies de communication pour les Sourds.

Vivre avec un interprète

Carole, qui est sourde, est mariée à Micaël, interprète en LSF. Leur vie commune exige une adaptation mutuelle pour respecter les contraintes du métier de Micaël qui ne peut jamais partager son quotidien professionnel avec sa femme. De même, Carole ne fait pas appel à son mari pour des missions de traductions extérieures. Leur vie sociale est riche, autant avec les entendants qu’avec les Sourds. Mais, souvent, Micaël préfère passer ses moments de détente avec les Sourds car alors il n’est pas soumis à l’exercice de la traduction et au questionnement incessant des entendants désireux de découvrir le monde des Sourds.

La formation d’interprète

Les « Accords de Bologne » ont considérablement changé le système universitaire européen avec des répercussions inévitables sur la formation des interprètes en Suisse romande. Très peu de candidats répondent aux critères d’admission et certains, comme Maud, sont partis se former en France. Cette situation a débouché sur une pénurie d’interprètes et la nécessité d’en engager d’autres en France. Face à la demande croissante des besoins des Sourds de Suisse romande, il est urgent de trouver une solution et de mettre en place une formation dans le cadre de l’Ecole de traduction et d’interprétation de Genève (l’ETI).

La langue des signes pour les nuls

En décembre 2011, l’émission Signes de la RTS consacrait son édition mensuelle à une présentation de la langue des signes dans le but de répondre à bon nombre de questions que se posent les gens autour de cette manière particulière de communiquer.

A visionner directement sur le site de la RTS :

La langue des signes expliquée aux nuls

Texte de présentation de cette émission spéciale :

Elle surprend, elle fascine, elle ne laisse pas indifférent. Utilisée par les Sourds et leurs proches, la Langue des signes (LSF) séduit par la beauté de ses gestes et l’expressivité de ses mimiques. Au point d’attirer de plus en plus de personnes entendantes qui décident de l’apprendre, que ce soit en lien avec leur métier ou pas.

Les cours de LSF en Suisse romande sont très demandés. Quand à l’IVT, l’école et le théâtre dirigés par Emmanuelle Laborit à Paris, cette institution pionnière dans son domaine accueille plus de 900 stagiaires et propose 14 niveaux d’apprentissage chaque année.

Mais on a beau admirer cette langue, peu de gens comprennent vraiment son fonctionnement ou ses origines. Et encore moins nombreux sont ceux qui connaissent l’histoire des Sourds européens, cruellement brimés pendant un siècle entier ce qui n »a pas été sans conséquences pour l’évolution de leurs moyens d’expression.

La méconnaissance, c’est bien connu, est source de tous les préjugés. Ainsi, selon une croyance très répandue, la Langue des signes serait universelle, proche du mime ou encore incapable d’exprimer l’abstraction. D’où viennent ces idées ? Quelle est la réalité ? SIGNES vous invite à une petite leçon sans prétention : la Langue des signes expliquées aux nuls.

Les entendants apprennent la Langue des signes

L’engouement pour la LSF de la part des entendants prend son essor à partir de la représentation théâtrale des « Enfants du silence », en 1993. Pour répondre à leurs besoins, des cours de LSF sont organisés à Paris, à l’IVT (L’International Visuel Theater), pionnier de cet enseignement dans le monde francophone.  Sylvie, Sonia, Joanna et Nathalie racontent leur passion pour l’apprentissage de la LSF et leur fascination pour le monde des Sourds.

Histoire de la Langue des signes

Pendant longtemps, les Sourds, isolés, n’ont pu enrichir leur langue signée et ont dû se contenter d’une gestuelle simpliste. C’est essentiellement dans les familles sourdes qu’ont été élaborés les premiers fondements de la LSF. En 1760, l’Abbé de l’Épée est le premier entendant connu à s’intéresser aux modes de communication des Sourds. Il fonde une école afin de les instruire. Puis au fil des époques, se succèderont des instituteurs et militants sourds comme Ferdinand Berthier, génie politique de son temps, qui a su promouvoir la Langue des signes dans la société entendante. Mais à partir de 1880, La LSF est interdite en Europe. Lorsqu’elle sort enfin de sa clandestinité, à partir des années 80 du 20ème siècle, elle a un retard de 100 ans à rattraper!

La Langue des signes est une vraie langue

La Langue des signes est une langue visuelle à part entière. Elle possède sa dactylologie, sa propre grammaire, sa syntaxe et son lexique. De même, elle comprend une combinaison de configurations naturelles, d’orientation des mains, de localisation spatiale et d’expression faciales qui en s’harmonisant, expriment toutes les formes de pensées au même titre qu’une langue orale.

Enfin, la Langue des signes n’est pas universelle et varie selon les pays et les régions.

Troubles musculo-squelettiques : un problème qui touche les interprètes

Vous avez dit Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) ?

Vous trouverez ci-dessous différents articles/études portant sur les TMS.

  • Article de l’ARILS dans le dossier «Interprètes en langue des signes, un métier aux mille facettes !» du journal Fais-Moi Signe n°60 de août-septembre 2014 :

> Problèmes de santé des interprètes

  • Article paru en avril 2008 sur nouvelobs.com où il est question des Troubles Musculo-Squelettiques dont les interprètes en langue des signes, entre autres, souffrent fréquemment :

> Quand le travail fait mal

  • En 2010, l’UNAPEDA relaie deux études consacrées aux TMS des interprètes en langue des signes. Plus d’infos ici.

La commission interprétation (COMINTER)

La commission interprétation aussi appelée COMINTER  est une commission qui regoupe des représentants des clients sourds et entendants, des interprètes, du service d’interprète ainsi que de la Fédération … Continuer la lecture de La commission interprétation (COMINTER)

Notre métier

Il y a ce que fait un(e) interprète en langue des signes, et il y a ce qu’il/elle ne fait pas. A quoi vous faut-il penser quand vous demandez ses services : les documents de préparation et la durée du mandat (temps maximal et pauses).